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Premier convoi de déportation de France, parti du camp de concentration du Vernet d’Ariège le 25 juillet 1940

En février 2015, l’Amicale des Anciens Internés Politiques et Résistants du camp de concentration du Vernet d’Ariège lance un appel sur Internet & par voie de presse pour effectuer des recherches aux Archives Départementales de l’Ariège. Notre but est de répertorier les noms des personnes internées & déportées afin de réaliser les panneaux qui seront installés sur notre Espace Gare-Wagon. Nous avons choisi symboliquement deux convois d’internement pour l’année 1939 :

  • 12 octobre 1939 : un convoi de 465 étrangers indésirables en provenance du camp de concentration de Roland Garros (75)
  • 5 décembre 1939 : un convoi de 224 Républicains Espagnols en provenance du fort de Collioure (66) quand ce dernier a été fermé

& six convois de déportation, avec le premier convoi de déportation de France & le dernier parti du camp de concentration du Vernet d’Ariège à sa fermeture :

  • 25 juillet 1940, 178 étrangers indésirables remis aux autorités allemandes
  • 22 mars 1941, 98 étrangers indésirables déportés vers le camp de concentration de Djelfa en Algérie
  • 1er septembre 1942, 46 enfants juifs déportés
  • 18 juillet 1943, 107 Italiens rapatriés de force & encadrés par 127 carabiniers venus les chercher
  • 20 juin 1944, 43 étrangers indésirables déportés vers le camp de concentration de Dachau après qu’une unité de l’armée allemande ait pris le commandement du camp
  • 30 juin 1944, les 403 dernières personnes déportées vers le camp de concentration de Dachau pour les hommes et le camp de concentration de Ravensbrück pour les femmes par le tristement célèbre « Train fantôme »

Dans un premier temps, ces recherches ont été concentrées sur les dossiers individuels des internés. Ce qui malheureusement ne nous a pas permis d’établir des listes complètes pour ces convois.

Nous avons alors élargi notre champ d’investigations, en consultant les rapports mensuels établis par l’administration du camp, le courrier des internés, et toutes sortes de documents d’archives.

Au jour d’aujourd’hui, nous dressons un bilan de ce travail qui a nécessité un millier d’heures de recherches & encore plus de temps pour la retranscription & l’exploitation de ces données.

Nous en sommes à 23 000 noms recensés en 2 listes :

  1. La première recense les noms de 10 000 personnes internées dans le camp de concentration du Vernet d'Ariège entre février & septembre 1939 : militaires de la République Espagnole, civils espagnols : hommes, femmes, enfants & des membres des Brigades Internationales.
  2. La deuxième comprend les noms de 13 000 personnes internées dans le camp de concentration du Vernet d'Ariège entre septembre 1939 & le 30 juin 1944.

Ces 2 listes ont été dressées par des membres de l'Amicale & des amicaliennes/amicaliens. Elles ont aussi été complétées par d'autres sources : les recherches effectuées par Charles & Henri Farreny Del Bosque & une liste des personnes juives déportées fournie par l'association "Fils et filles de déportés juifs de France (FFDJF)".

 

Grâce à ce travail, nous avons dénombré 55 convois* de déportation & une liste de 6 226 personnes déportées* vers des camps situés sur les territoires du Reich Allemand, en Algérie ou en Italie, entre le 25 juillet 1940 & le 30 juin 1944, date de fermeture du camp de concentration du Vernet d’Ariège.

Parmi ces convois, celui du 25 juillet 1940 a attiré notre attention. En effet, si on étudie la chronologie de cette période, à savoir :

  • 22 juin 1940, signature de la convention d’armistice
  • 10 juillet 1940, Pétain reçoit les pleins pouvoirs
  • 25 juillet 1940, 178 étrangers indésirables sont remis aux autorités allemandes à Chalon-sur-Saône.

nous pouvons en déduire que le premier convoi de déportation de France est parti du camp de concentration du Vernet d’Ariège ce 25 juillet 1940.

Une des premières mesures politiques du gouvernement de l’État Français Fasciste a été de livrer 178 internés politiques aux autorités allemandes. C’est le début de la COLLABORATION française avec l’occupant allemand.

Ce convoi d’hommes était composé de : 125 Allemands, 12 Autrichiens, 12 Belges, 10 Polonais, 10 Tchécoslovaques, 2 Apatrides allemands, 2 Luxembourgeois, 2 Sarrois, 1 Estonien, 1 Français, 1 de nationalité indéterminée.

 

Nous continuons nos recherches bien entendu, afin d’approfondir nos connaissances sur ce camp de concentration le plus répressif de France. Car on parle bien d’un camp de concentration implanté sur le territoire de la France & qui a eu pour caractéristiques :

  1. d’avoir été créé par la Troisième République Française…
  2. d’avoir été utilisé par l’État Français Fasciste pour y interner tous les étrangers indésirables présents sur son territoire, ainsi que les familles juives raflées avant leur déportation…
  3. et au final d’avoir été dirigé à partir du 10 juin 1944 par une unité de l’armée allemande, qui a déporté 43 personnes le 20 juin 1944 & les 403 dernières personnes encore internées le 30 juin 1944.

 

Nous avons décidé de publier nos résultats pour la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation, qui est célébrée chaque dernier dimanche d'avril, soit le 30 avril pour 2017.

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* Voici les critères que nous avons retenus pour les appellations suivantes :

  • CONVOI : nous avons décidé de parler de convoi à partir de 20 personnes déportées le même jour. Soit parce que nous avons trouvé la liste nominative des personnes de ce convoi, soit parce que nous avons trouvé sur les fiches d’internement la même destination mentionnée avec la même date de départ, parfois corroborée par un courrier antérieur ou postérieur à ce départ.
  • PERSONNES DÉPORTÉES :

Pour cela nous nous sommes référés aux mentions écrites sur les fiches d’internement & aux différents documents consultés :

  • remis aux autorités allemandes / remis aux autorités italiennes / remis aux autorités luxembourgeoises : 
  • Nous avons estimé qu’être remis aux autorités des pays ennemis qui occupaient notre pays ou à des autorités d’un autre pays occupé par ces mêmes pays ennemis, en étant interné dans un camp de concentration, devait être considéré comme une déportation. 
  • travailleur allemand / travailleur volontaire Allemagne : 
  • Nous affirmons qu’une personne internée dans un camp de concentration ne peut choisir volontairement d’aller travailler pour l’ennemi. Elle n’a aucun libre arbitre, d’autant que certains documents disent qu’un refus était parfois toléré, mais qu’à la deuxième demande le refus n’était plus possible & l’acceptation était obligatoire. 
  • Organisation TODT : 
  • L’organisation TODT, fondée en tant que telle en 1938, est à l’origine du Mur de l’Atlantique. Il s’agit d’un organisme du génie civil œuvrant au service du Troisième Reich Nazi dans l’ensemble des territoires occupés pendant la Seconde Guerre mondiale. TODT provient du nom de l’ingénieur et politicien allemand qui en était responsable, Fritz TODT, membre du parti nazi et décédé dans un accident d’avion en février 1942. Nous considérons cette réquisition pour effectuer un travail forcé pour l’ennemi comme une déportation.
  • Israélites partis en convoi :  
  • Personnes juives raflées en Ariège en août 1942 & en mai 1944 & dirigés vers Chalon-sur-Saône ou Vierzon. Ces deux villes seront dès le début de 1941 deux points de passage de la ligne de démarcation qui sépare la zone occupée de la zone non occupée. Ces personnes juives seront déportées via le camp de concentration de Drancy.
  • Argelès, Port-Vendres, Rivesaltes et au-delà, Afrique du Nord, Djelfa : 
  • Déportation vers le camp de concentration de Djelfa en Algérie.
  • Camps du Reich : 
  • Déportation vers les camps du Reich Allemand. 
  • Rapatriements d’office ou forcés : 
  • Le rapatriement d’office ou forcé est aussi une mesure de déportation à l’encontre des internés.

 

 

 

 

 

OSTRACISME D'OUTRE-TOMBE

Voici le « texte » consacré au camp de concentration du Vernet d’Ariège dans le « centre d’histoire » de la Résistance et de la Déportation de Varilhes en Ariège. Ce « texte » écrit par un « conseil scientifique », est composé d’un titre & de 3 phrases. Vous pourrez le lire en cliquant sur texte-scientifique-commente.pdf. Vous verrez mes remarques en bleu, celles imaginaires d’une personne profane en rouge & en violet, celles que nous pourrions avoir en commun. La « qualité » de ce « texte » m’a obligé à inventer des mots nouveaux pour m’exprimer. Franchement, j’ai assez de travail avec les projets - de qualité & sans budget pharaonique - que nous menons avec l’Amicale & mon métier d’instituteur. Si en plus des corrections du travail de mes élèves, il faut aussi corriger le « travail » de ce « comité scientifique », 24 heures par jour ne suffiront pas.

Mais, bon, Adelante ! Corriendo !

 

De la CREUSITUDE d'un "texte"

LE 6 NOVEMBRE 2016                                                               

De la CREUSITUDE d’un « texte »…

Lors de l’inauguration du centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation de Varilhes, le 20 octobre, je me suis arrêté sur le « texte » consacré au camp de concentration du Vernet d’Ariège, dont je préside l’Amicale. J’ai lu ce texte une fois, j’ai compté les lignes, 7, j’ai compté les phrases, 3…

…à la prétention de résumer l’histoire du camp de concentration le plus répressif de France

à ces 3 phrases misérables qui n’expliquent RIEN !

J’en ai lu des textes approximatifs sur le camp de concentration du Vernet d’Ariège, mais de ce niveau-là, jamais ! Ce « texte » semble être un vulgaire copier-coller d’un site Internet. Si le copier a bien fonctionné, le coller est tronqué & lamentable.

J’ai d’abord ressenti un manque de respect profond pour toutes les personnes internées &/ou déportées.

J’ai aussi été abasourdi que le « conseil scientifique d’un centre d’histoire » ose afficher ce « texte » sans daigner prendre contact avec notre Amicale. Certes Varilhes se situe à 18 millions de millimètres du Vernet d’Ariège, la distance peut paraître vertigineuse ainsi exprimée, mais nous avons un site Internet www.campduvernet.eu très documenté et consulté depuis les 5 continents, mais visiblement le « conseil scientifique » ne l’a pas fait. Enfin « j’espère » parce que s’il l’a consulté & qu’il en a retiré ce « texte » alors c’est à désespérer, & s’il ne l’a pas consulté, c’est peut-être parce que ce « centre d’histoire » n’a pas de site Internet & il a dû se dire que le PETIT MUSÉE du Vernet ne pouvait donc pas en avoir…

Mon DERME s’est donc hérissé à la lecture de ce « texte » de Malheur Extrêmement Réducteur & Dégoulinant d’Erreurs grossières & incompréhensibles.

Nonobstant, notre mission est la transmission de l’Histoire & de la Mémoire de ce camp de concentration du Vernet d’Ariège. Donc fidèle à nos engagements irréfragables inscrits dans nos statuts, nous allons adopter une attitude constructive.

Dans un premier temps, je communique à mon carnet d’adresses ce message, car « Me taire, en tant que président de cette Amicale vénérable, je ne puis. ». Je sais que des personnes de ce « conseil scientifique » recevront ce message & que des dents vont grincer. Mais peu me chaut ! Il fallait y penser avant d’écrire ce « tissu d’âneries » comme me l’a gentiment écrit mon ami Guy.

Ensuite je pense que le « conseil scientifique » nous contactera rapidement. Rapidement parce que je m’en veux d’avoir attendu l’inauguration de ce « centre d’histoire ». J’aurais dû y aller le jour de son ouverture. Je demande donc aux personnes qui ont lu ce « texte » de m’excuser de n’avoir pas réagi plus vite.

Car bien entendu, je demande instamment au « conseil scientifique » de voiler ses inepties au plus tôt. Je vais communiquer via notre site Internet & afficher dans notre musée ce mail & ses pièces jointes.

Si des personnes veulent réagir, c’est possible par mail à l’adresse suivante amicale@campduvernet.eu ou directement par courrier à : Conseil scientifique du centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation, avenue des Pyrénées 09120 Varilhes. Je veux bien une copie des courriers.

Dans un deuxième temps, je transmets au « conseil scientifique » deux textes : une version courte de 200 mots & une version longue. Ces deux textes écrits, avec CONCENTRATION, donneront une bonne base de travail & permettront la rédaction d’un texte qui permettra aux visiteuses/visiteurs de comprendre ce qui s’est passé dans ce camp de concentration du Vernet d’Ariège.

Car nous n’avons qu’une envie bien entendu, c’est d’aider le « conseil scientifique ».

Si vous le souhaitez, vous pourrez lire & comparer les deux textes - Texte-Amicale-court  & Texte-Amicale-long - que nous avons écrits & le Texte-"conseil-scientifique".

Nos deux textes retracent l’histoire des quelques 30 000 personnes internées & des 4 679 déportées en 26 convois. Les internés représentaient 70 nationalités des 5 continents.

Dans un troisième temps, je propose comme me l’a demandé madame la/le maire de VARILHES de prêter notre exposition « Le camp de concentration du Vernet d’Ariège » au « centre d’histoire ».

Dans un quatrième temps, je peux faire une conférence-vidéo suivie d’un débat dans le magnifique auditorium du « centre d’histoire ». Pourquoi ne pas terminer par une Auberge Espagnole Républicaine ?

Nous invitons, bien sûr, les membres du « conseil scientifique » à une visite guidée de nos lieux d’Histoire & de Mémoire inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques & Sites le 1er décembre 2015. Visualiser les vestiges permet de mieux appréhender ce qu’a été ce camp de concentration.

Voilà mon ressenti, mes réflexions & mes propositions.

Une question : Comment faire pour intégrer ce « conseil scientifique » ?

Je suis, nous sommes, dans l’attente d’une réponse.

Moi, c’est Raymond Cubells, président de l’Amicale des Anciens Internés Politiques et Résistants du camp de concentration du Vernet d’Ariège.

 

Les éditions du camp du Vernet

L'Amicale se lance dans l'édition en ce début d'année. Nous sommes en train de créer une"maison" d'édition :"Les éditions du camp du Vernet". Nous allons donc éditer notre premier livre dont le titre est "Les hommes du Vernet". Le premier tirage sera de 500 exemplaires, avec un prix de vente à 15 €. Ce livre a été écrit en allemand par BRUNO FREI en 1948. L'auteur a été un de ces hommes du Vernet entre le 12 octobre 1939 et le 10 janvier 1941, date de son départ pour le camp de concentration des Milles en vue de son émigration pour les États-Unis. La lecture de ce livre vous plongera dans l'univers concentrationnaire français. L'auteur raconte le quotidien de ces hommes qui font tout pour vivre avec dignité dans leur humanité. Tout autour d'eux s'enroulent les barbelés et face à eux les gardes et l'administration, mélange de brutalité et d'absurde. "Les hommes du Vernet" est un livre poignant à lire en apnée.

 

 

Immersion dans la Mémoire du camp de concentration du Vernet d'Ariège

Comme pour le tapuscrit des cahiers de Djelfa & la traduction de « Jules », nous sollicitons l'aide de nos amicaliennes & amicaliens. Nous devons réaliser des panneaux pour le futur « Espace Gare-Wagon » avec des listes de personnes déportées depuis le camp de concentration du Vernet d’Ariège :

  • 22 mars 1941 : déportation vers le camp de Djelfa en Algérie
  • Août/septembre 1942 : déportation d’enfants juifs avec leurs familles
  • 18 juillet 1943 : rapatriements forcés vers l’Italie de Mussolini
  • 30 juin 1944 : fermeture du camp & déportation par le Train Fantôme vers Dachau pour les hommes & Ravensbrück pour les femmes

Plusieurs raisons ont guidé le choix de ces convois :

  • Leur répartition chronologique avec un convoi par an
  • Le convoi du 22 mars 1941 a été le premier : 98 hommes
  • Celui du 23 juin 1944, le dernier : 403 personnes dont 5 femmes et 398 hommes
  • Le convoi de la fin de l’été 1942 avec la liste des 46 enfants juifs montre la volonté de l’extermination des juifs par Hitler & le soutien sans faille apporté par Pétain à la solution finale.
  • Le convoi du 18 juillet 1943 avec 107 italiens rapatriés de force à la demande de Mussolini est peu connu & soulignera la répression politique subie par les internés.

 Pour ces 4 convois il nous manque quelques renseignements :

  • 22/03/1941 : il nous manque la nationalité de 30 déportés & un nom
  • 08-09/1942 : nous avons le nom, le prénom & l’âge des enfants
  • 18/07/1943 : il nous manque une soixantaine de noms
  • 30/06/1944 : nous avons tous les renseignements

 

Nous allons aussi réaliser un panneau avec une liste de personnes internées au camp de concentration du Vernet d’Ariège. Le convoi choisi est celui du 12 octobre 1939 en provenance du camp de Roland Garros. Il correspond à la deuxième période du camp, celle des « indésirables étrangers » avec les premiers opposants aux dictateurs de l’époque, qui avaient fui la répression de leur propre pays. Pour ce convoi nous avons 133 noms qui représentent 26 nationalités, pour l’instant. Nous ne connaissons pas le nombre exact d’internés qui en ont fait partie, la liste se complètera au fur & à mesure de nos recherches.

 

CE TRAVAIL PERMETTRA AUX FAMILLES QUI FONT DES RECHERCHES DE RETROUVER LEUR PARENT INTERNÉ ET NOUS PERMETTRA D’APPROFONDIR LA CONNAISSANCE DE CES HEURES SOMBRES DE NOTRE HISTOIRE QUE D’AUCUNS VOUDRAIENT QU’ELLES TOMBENT DANS L’OUBLI. NOUS VEILLONS !

 Pour compléter ces listes, notre ressource est celle des Archives départementales de l’Ariège.

On trouve dans les archives 7050 dossiers avec différents renseignements sur les internés dont 4100 ont été étudiés. Il en reste 2950. Ces dossiers sont répartis en liasses de 50 depuis la côte d’archives 5W197 à 5W337. Il reste donc 59 liasses à consulter. Il faut compter 1 heure par liasse à peu près. Avec une trentaine de volontaires qui peuvent traiter 2 liasses sur une demi-journée, le travail peut se faire rapidement. Une fois le travail effectué aux Archives, il faudra saisir la liste de façon numérique sur le tableau envoyé. Vous pouvez aussi saisir au fur & à mesure sur votre ordinateur portable les renseignements des dossiers consultés. Vous enverrez le fruit de votre travail par email à l’adresse de l’Amicale amicale@campduvernet.eu .

 La première démarche est de s’inscrire aux archives, cela prend un quart d’heure & une pièce d’identité suffit. Ensuite vous formulez votre requête de consultation via un ordinateur sur place. Vous avez droit à 4 liasses par demi-journée. Il vaut mieux demander les liasses sur lesquelles vous allez travailler dès votre arrivée. On ne vous donnera qu’une liasse de 50 dossiers à la fois. Vous pouvez prendre un crayon à papier, un aiguise-crayon & une gomme pour noter sur le modèle joint à imprimer chez soi. Le mieux est d’écrire en capitales d’imprimerie, c’est plus facile à relire. SI VOUS TROUVEZ UN DOSSIER AVEC UNE PHOTO vous pouvez la photographier sans flash.

 Quand vous trouverez un nom qui fait partie d’un des convois qui nous intéresse en particulier, vous pourrez parcourir le dossier attentivement pour voir si d’autres noms sont cités ou si une liste du convoi y figure. Si vous avez cette chance, il est possible de scanner le document sur place & de le récupérer sur une clé USB. Si la liste est celle d’un autre convoi, c’est aussi intéressant de la scanner ou de noter le numéro de dossier & sa côte.

 Pour chaque interné, il conviendra de noter :

1.      La côte comprise entre 5W197 & 5W337

2.      Le numéro du dossier compris entre 1 & 7050

3.      Si une photo est dans le dossier

4.      Le nom de l’interné

5.      Son prénom ou ses prénoms

6.      Sa nationalité

7.      La date de son internement

8.      Sa provenance

9.      La date à laquelle il sort du camp

10. Sa destination : nom du camp, évasion, émigration, décès

* Vous pourrez noter aussi si un interné était inscrit au "CARNET B", on trouve cette anotation de temps en temps dans un dossier.

Le Carnet B [source Wikipédia] est l'instrument principal de surveillance des « suspects », français ou étrangers, sous la Troisième République en France. Il est créé en 1886 par le général Boulanger, pour lutter contre les activités d'espionnage. Géré par le ministère de l'Intérieur, il est progressivement étendu à tous les individus pouvant troubler l'ordre public ou antimilitaristes qui pourraient s'opposer à la mobilisation nationale. Le 1er août 1914, le ministre de l'Intérieur Louis Malvy décide de ne pas le mettre en œuvre lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale. À la fin de la guerre, il est conservé et repris aux fins de surveillance générale, en particulier des étrangers. Il est abrogé en 1947.

Si vous voulez participer à ce travail coopératif, utilisez le formulaire de contact sur le site. Je vous donnerai les côtes des liasses sur lesquelles vous travaillerez. Je donnerai 2 liasses, soit 100 dossiers, par demi-journée & par personne. Le personnel des archives vous guidera au début.

RENSEIGNEMENTS PRATIQUES :

  • ADRESSE : 59, CHEMIN DE LA MONTAGNE FOIX (prendre la route du Prat d’Albis)
  • CONTACTS : Téléphone : 05 34 09 36 80 Mail : arc.dir@cg09.fr
  • HORAIRES : 8h30-12h : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, 14h-17h :  lundi, mardi, jeudi, vendredi